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LUSSAC

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LUSSAC-LES-CHATEAUX

…PREHISTOIRE et HISTOIRE……

 

     A une demi-heure du Futuroscope, entre Poitiers et Limoges, Lussac-Les-Châteaux possède des sites reconnus sur le plan international pour avoir livré du mobilier archéologique primordial pour une meilleure connaissance de la

PREHISTOIRE :

 

  • La grotte des “FADETS“ (située sur le site de l’étang médiéval) a été fouillée en 1865 par A. BROUILLET puis en 1905 par l´Abbé BREUIL‚ en 1962 par S. LWOFF et à partir de 1980 par Jean AIRVAUX et André CHOLET. 

    Parmi les objets trouvés par A. BROUILLET figurent une flèche barbelée‚ un poinçon orné et un fragment d´os sur lequel apparaissent le dessin d´un cheval et d´un bovidé.

    Cette grotte fut occupée dès le Magdalénien moyen‚ mais la découverte de tuiles romaines‚ de pièces de monnaie et d´un sceau médiéval montre qu´elle dût servir de refuge tout au long de l´histoire. La cavité peut être vue de l’extérieur. Une grille de protection vient d'être installée afin d'éviter que cette cavité ne soit souillée par les détritus....1962/2002...40 ans pour arriver à la protection de cette cavité!!!

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  • La grotte de la “MARCHE (à la Barboterie) a été fouillée à partir de 1937 par Léon PERICARD et Stéphane LWOFF. 

    Site majeur en matière de préhistoire la grotte de la MARCHE reçut la visite de l´Abbé BREUIL à plusieurs reprises entre 1939 et 1940. On y trouva des milliers d´outils en silex‚ en os ou en bois de renne : burins‚ grattoirs‚ perçoirs‚ aiguilles‚ bâtons percés et la pointe de sagaie en bois de renne ( base en simple biseau et à double rainure) appelée “sagaie de Lussac“. 

    Des vitrines du musée local sont consacrées à cette grotte. Un aménagement de l’ancienne équipe de l'OTSI permet aujourd’hui de voir, de l’extérieur, la cavité qui a livré les célèbres plaques gravées. (les marches d'accès ont malheureusement été démontée dernièrement par la nouvelle municipalité....)

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  • Le réseau “Guy MARTIN“ : découverte en 1990 par des spéléologues suite à des aménagements de l’ancienne équipe de l'OTSI pour mettre en valeur les abris sous roche appartenant à M.Mme Christian BASTIERE. 

    Cette caverne hérissée de nombreuses stalactites est couverte d’innombrables gravures à l’identique de celles découvertes plus bas sur les plaques de la grotte de « LA MARCHE ». Une paroi présente un mammouth de 60 cm de long et diverses représentations gravées. On y a trouvé aussi des vestiges osseux. Comme “LA MARCHE“ elle est datée du Magdalénien III ( - 14000 ans) . Visite impossible. (un bloc de plusieurs tonnes obstrue dorénavant l'entrée depuis 5 ans).

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  • La grotte de « Font Serein » : pendant des décennies cette cavité sert aux écoles de spéléo pour la découverte  du monde souterrain. 

    Norbert CASTERET y vint dans les années 1940 lors d’un séjour à Poitiers où il tint une
    conférence. La caverne a été acquise depuis 1998 par la base de plein air de LATHUS. De grandes peintures viennent seulement d’être découvertes au niveau du lac souterrain  pourtant fort visité depuis des lustres par les amateurs de spéléo. 

    Elles sont en cours d’examen  (cheval, mammouth…). Jean CLOTTES, célèbre préhistorien (Kosquer, Chauvet etc…) vient (01/2001) d’en effectuer des relevés. (Pour
    Visite, voir la base de LATHUS car la commune de Lussac n'a pas souhaité s'en porter acquéreur).

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  • La grotte de l’Ermitage (sous « La Lèproserie » en bout d’étang) : vaste et bel abri sous roche fouillé dès 1860. Mobilier du MOUSTERIEN SUPERIEUR.

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  • La grotte de l’ARRAULT : découverte en 1937 par le docteur SOUEIX et fouillée après la guerre par MM. PRADEL et CHOLLET qui y trouvèrent, entre autres, une plaquette gravée recto et verso. Cette œuvre d’art pariétale est la plus ancienne découverte dans la région.

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      • La grotte de la Tannerie : elle livra du matériel SOLUTREEN

     

      • La grotte des TERRIERS (route de Saint Savin) : elle révéla un superbe objet en os présentant un bandeau décoré de losanges accolés et de sercles pointillés (voir au musée municipal Raymond TOUCHARD).

     

      • La grotte de LOUBRESSAC (sur Mazerolles) livra un bois de renne gravé de deux bisons.  

     

    De nombreuses autres cavités existent sur le canton de Lussac les Chateaux telles le BOIS RAGOT sur Gouex, en cours de fouilles (A. CHOLLET).

     

    MADAME DE MONTESPAN
     NAQUIT A LUSSAC LE
    5 OCTOBRE 1640 :

     

                                                         http://maitressesroyales.free.fr

    Acte de baptême détenu en mairie de Lussac les Chateaux :

    “ Le vandredi cinquième jour d´octobre mil six cent quarante a este baptisee françoise de rochechouard fille de gabriel de rochechouard chevallyer des ordres du roi conseiller en les conseil d´estat et prince premier gentilhomme de la chambre de sa majeste seigneur marquis de morthemar et lussac le chasteau autres places et prince de tonaicharante et de dame dianne de grandsaigne et ont este les parrins et marraine nicollas rozet et françoise massoulard qui ne scavent signer“ 

                                                                                                                                  P Tartaud‚ prêtre. 

     

    Le Marquis de Lussac eut 5 enfants:

     

    - Louis-Victor‚ né à Tonnay-Charentes en 1636‚ devint Maréchal de France‚ duc de Vivonne. 

    - Gabrielle‚ l´ainée née à Tonnay-Charente en 1638‚ devint Marquise de Thianges 

    - Françoise 

    - Marie-Christine qui entra en religion au couvent des filles de Sainte-Marie de Chaillot 

    - Marie-Madelaine (née à Paris en 1645) qui fut la célèbre abbesse de Fontevrault. 

     

    De 1653 à 1659‚ Françoise est pensionnaire à Saintes‚ au couvent de Sainte-Marie‚ sous le nom de Mademoiselle de Tonnay-Charente. Elle en sort à 18 ans et est choisie par la Reine Anne d´Autriche pour être demoiselle d´honneur à la maison de la “Nouvelle Dame“. Elle épouse le 28 janvier 1663‚ Henri-Louis de Pardaillan de Gondrin‚ Marquis de Montespan à qui elle donnera 3 enfants.

     

    D'une grande beauté‚ “ blonde aux yeux bleus‚ un nez aquilin mais bien fait‚ la bouche petite et vermeille‚ de très belles dents‚ un corps de taille moyenne mais de proportions accomplies‚ un teint d´une merveilleuse blancheur “ ‚ elle est pourvue d'un esprit mordant qui la rend redoutable. Remarquée par le roi‚ elle devient sa maîtresse vers 1667‚ mais cette liaison n´est officielle qu´à partir de 1674‚ ann&eacutee où la marquise de Montespan se sépare de son mari qui affecte de paraître en deuil à la cour.

     

    Elle donna à LouisXIV huit enfants qui‚ à l´exception de deux enfants morts en bas âge, furent tous légitimés: 

    - Louis Auguste‚ duc du Maine‚ qui devait épouser Marie Angélique de Bourbon-Condé 

    - Louis César‚ comte de Vexin‚ qui fut abbé de Saint-Denis 

    - Louis Alexandre‚ comte de Toulouse et futur gouverneur de Bretagne 

    - Louise Françoise‚ mademoiselle de Nantes‚ future épouse de Louis III de Bourbon‚ prince de Condé 

    - Louise Marie Anne‚ mademoiselle de Tours 

    - Françoise Marie‚ mademoiselle de Blois‚ future épouse de Philippe‚ duc d´Orléans, le Régent. 

     

    Comme le roi‚ elle avait le goût de la magnificence et des belles choses. Elle marqua de l´éclat de son esprit les plus brillantes années du règne de Louis XIV ( elle avait selon Saint-Simon et Voltaire “ l´esprit inimitable des Mortemart “). Elle introduisit à la cour nombre d´artistes et d´écrivains. 

     

    Détestée par la coterie de la Grande Mademoiselle et par Bossuet‚ elle perdit peu à peu la faveur royale‚ et fut supplantée par la duchesse de Fontanges puis par la marquise de Maintenon.

     

     Très gravement compromise dans l'affaire des Poisons‚ accusée de s´être livrée à des pratiques magiques et d´avoir fait célébrer des messes noires‚ elle ne fut pas inquiétée‚ sur les instances expresses du roi‚ et resta même à la cour jusqu´en 1691‚ date à laquelle elle se retira dans un couvent. 

     

    Françoise Athénaïs de Rochechouart meurt en prenant les eaux à Bourbon‚ au mois de mai 1707‚ “ d´une grande attaque de vapeur‚ belle comme le jour jusqu´au dernier moment “ ( Saint-Simon). Son corps fut enseveli à Poitiers‚ en l´église des Cordeliers‚ dans le tombeau des Mortemart.  

    (sources : Bibliothèque et documentation OTSI)

     

     

    GUERRE DE CENT ANS : du Guesclin et John CHANDOS

     

    En 1066, Guillaume Ier, duc de Normandie, conquiert l'Angleterre. Souverain en Angleterre il reste‚ en tant que duc‚ le vassal du roi de France. …/… La puissance des rois anglo-normands s'accroît . Henri II Plantagenêt, apporte l'Anjou, la Touraine et‚ grâce à son épouse Aliénor‚ l´Aquitaine. 

     

    C´est une véritable menace pour la dynastie capétienne.

     

    A Philippe IV le Bel (1268-1314 et Roi de France de 1285 à 1314) succèdent ses fils : 

     - Louis X le Hutin (1289-1316 et Roi de France de 1314 à 1316) 

     - Philippe V le Long ( v.1293-1322 et Roi de France de 1316 à 1322) 

     - Charles IV le Bel (1294-1328 et Roi de France de 1322 à 1328) son troisième fils.

     

    A la mort de celui-ci en 1328‚ les femmes étant écartées de la succession royale‚ la lignée des rois capétiens  s´éteint. Seul prétendant de la lignée masculine,   Philippe de Valois est le neveu de Philippe le Bel 

    Les deux prétendants au trône par la lignée féminine sont   le roi d'Angleterre Édouard III, fils d'Isabelle (la fille de Philippe le Bel) et du défunt roi Édouard II,   et Philippe VI, époux de Jeanne de Navarre (la fille de Louis X) 

    Les nobles français choisissent Philippe VI de Valois. En 1329 Edouard III prête hommage pour ses fiefs français mais‚ plus tard‚ cherchera de nouveau à conquérir le trône de France‚ qu´il revendiquera officiellement le 7 octobre 1337. 

    De 1337 à 1453‚ la guerre de Cent Ans qui résulte de la rivalité entre les royaumes de France et d'Angleterre se manifeste par une série de guerres entrecoupées de longues trêves.… 

    Les Anglais portent la guerre en France. L´armée anglaise inflige à Crécy une sanglante défaite aux Français. Après un long siège, Edouard III prend Calais . 

    De 1347 à 1349‚ l´épidémie de peste noire qui ravage l´Europe tue près du tiers de la population et limite la fréquence des combats. 

    Jean le Bon, qui succède à Philippe VI‚ se heurte à un nouvel adversaire, Charles le Mauvais, comte d´Évreux et roi de Navarre. 

    En 1355 et 1356‚ Édouard (fils d'Édouard III)‚ dit le Prince Noir‚ mène deux expéditions à partir de la Guyenne. En 1356‚ à MAUPERTUIS-POITIERS‚ les Anglais remportent une première victoire sur les Français. Le roi Jean est fait prisonnier. Fils aîné de Jean le Bon‚ Charles (1338-1380) doit assumer la régence au milieu des pires difficultés. Ayant réussi à surmonter les problèmes intérieurs‚ il doit faire face à une nouvelle invasion anglaise.

    En 1360‚ Edouard III et Charles signent le traité de Brétigny. Le roi d´Angleterre reçoit le Poitou‚ le Limousin‚ le Périgord‚ le Quercy‚ le Rouergue‚ mais doit renoncer à la couronne de France.

    A la mort de son père en 1364‚ Charles devient roi de France.

    Secondé par un grand homme de guerre‚ du Guesclin‚ la situation française se renforce. 

    En 1364‚ du Guesclin écrase les troupes de Charles le Mauvais à Cocherel et entraîne vers l'Espagne‚ en 1367‚ les Grandes Compagnies qui dévastent le pays. Edouard III‚ trop âgé‚ et le Prince Noir son fils‚ malade‚ ne peuvent poursuivre l'effort de guerre.

    En 1369‚ du Guesclin revient en France. La guerre reprend sur ordre du roi de France. S´appuyant sur le réseau de places fortes et grâce à une tactique de harcèlement‚ les troupes de du Guesclin et de Charles V avancent inexorablement‚ sans grandes batailles. Elles épuisent les chevauchées anglaises en dévastant tout devant elles et assiègent l´une après l´autre les garnisons anglaises. Du Guesclin sera nommé connétable de France en 1370. 

     

    JOHN CHANDOS : 
    l’égal de du Guesclin pour les anglais…

     

    Sir John Chandos est le descendant des seigneurs qui suivirent Guillaume le Conquérant en Angleterre. Son nom proviendrait du village de “Candos“ dans le département de l´Eure‚ près de Rouen. Très jeune‚ il était déjà connu pour sa bravoure. Présent au siège de Cambrai‚ en 1337‚ il devient conseiller du roi d´Angleterre‚ chargé de la formation militaire du dauphin Edouard‚ le futur “Prince Noir“. 

    Il prit une part importante au succès de ses troupes lors de la bataille de Maupertuis en 1356 et négocia le traité de Brétigny (1360). 

    En 1361‚ il fut nommé connétable d´Aquitaine et lieutenant-général de tous les territoires français. A ce titre‚ ilreconstruisit un grand nombre de places fortes parmi lesquelles Niort en 1362 . Il vainquit et fit prisonnier deux fois du Guesclin (à Auray‚ en 1364‚ et à Nájera‚ en 1367).

     En 1369‚ il est nommé sénéchal du Poitou et s´installe à Poitiers. 

    John Chandos ne pouvait voir sans une certaine “contrariété“ les Français reprendre pied dans sa province. En effet‚ Jean de Kerlouet le breton et Louis de Saint Julien seigneur de la Trimouille avaient repris Lusignan‚ la Roche-Posay‚ et Saint-Savin‚ à quelques lieues de Poitiers. Il décida donc de reconquérir l´abbaye de Saint-Savin par surprise et de nuit. Mais‚ se croyant repérée‚ la troupe rebroussa chemin en passant par Chauvigny puis en longeant la Vienne jusqu´au pont de Lussac.

    Les Français‚ sans se douter de leur présence‚ avaient décidé de suivre le même trajet pour harceler d´éventuelles troupes anglaises. Les adversaires se rencontrèrent au pont de Lussac où le combat s´engagea. Un sol mouillé et son manteau trop long firent glisser Chandos. Jacques de Saint-Martin‚ un écuyer de la maison du sire de Bagnac lui porta un coup de glaive. Son oncle Edward Twyford‚ le corps de son neveu entre les jambes‚ repoussa les assaillants. Un de ses écuyers transperça de son épée les deux cuisses de J. de Saint-Martin qui mourut trois jours plus tard à Poitiers. Le sénéchal John Chandos fut couché sur un grand pavois et transporté au château de Morthemer qui était la forteresse anglaise la plus proche.

    Il y mourut le 1er janvier 1370 après un jour et une nuit d´agonie. Il avait environ 55 ans

    Quand la nouvelle de sa mort parvint à la cour d´Edouard III en Angleterre et‚ en Guyenne‚ à celle du dauphin le « Prince Noir“ la désolation fut grande. John Chandos était non seulement un grand homme de guerre à l´instar de du Guesclin‚ mais aussi un administrateur habile et un sage politique. 

    Froissard qui par ses chroniques nous permet de mieux connaitre cette époque nous dit :“ il eut mieux valu qu´il fut fait prisonnier au lieu d´être tué car il était si sage et si imaginatif qu´il eut trouvé quelque moyen par quoi paix eut été entre France et Angleterre"“ et aussi, ce qui pourrait constituer une épitaphe “ainsi perdirent Français et Anglais beaucoup à sa mort“ .

    Il fut enterré dans l´église de Morthemer. Sa tombe existait encore vers 1820. A cette époque‚ elle fut remplacée par un autel. 

    Un cénotaphe fut érigé pour commémorer l´endroit où il tomba. Ce monument a été depuis déplacé dans la commune voisine de Mazerolles.  (sources : bibliothèque et documentation OTSI) (voir photo)

     

              

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